Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 16:05
Bonjour,

Je l'avais promis avant la fin de l'année, alors je vous invite à venir le lire.
Par premièreslignes - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 15:35

Je regardais Anaïs partir avec Thor et regrettais déjà de la laisser partir. Je voyais le soleil danser sur son corps menu, elle était faite pour vivre dans la lumière et pas pour combattre je ne sais pas quelle créature monstrueuse. Incapable de rester sur place à attendre qu’elle revienne, je parti à la recherche de Terry pour effectuer notre ronde. Je le vis assis au pied d’un arbre avec Aurora.

- Terry, Thor nous demande d’aller patrouiller aux limites de la vallée et dans le manoir. Terry semblait ravi de faire équipe avec moi. Personne n’aurait voulu faire équipe avec moi avant l’arrivée d’Anaïs mais sa confiance en moi déteignait de plus en plus sur son entourage.

- Ou est Anaïs ? Me demanda Aurora pleine d’espoir espérant certainement organiser une journée fille.

- En mission. Ma voix était plus sèche et tendue que je ne souhaitais le laisser paraître. Elle ne répondit pas, Terry et moi nous éloignèrent rapidement. Terry était loquasse comme à son habitude mais je n’écoutais pas. J’avais eu tord de la laisser partir avec Thomas et Sean, l’un d’eux pourrait aussi bien être l’assassin qui traine au manoir, comment ai-je pu la laisser partir. Je fouillais la vallée des yeux espérant la voir revenir, je me sentais comme un loup en cage. Cela faisait plusieurs heures que nous fouillions la forêt à la recherche d’indice, sans résultat.

- Ecoute, on reprendra les recherches plus tard j’ai quelque chose à faire. Je sortais rapidement de la forêt en direction du manoir.

- Si tu rejoins mam’zelle Anaïs je viens avec toi. Répondit-il en tentant de suivre mon pas. Je n’avais pas le temps de discuter avec lui, le mauvais pressentiment que j’avais ressenti en la laissant partir, déversait à présent un flot de glace dans mes veines. En sortant de la forêt, j’aperçu Thomas dans la vallée qui courrait en direction du manoir. Je bondis littéralement sur lui.

- OU EST ANAÏS ? Lui demandais-je tandis que je le soulevais du sol par le col poisseux de sa chemise.

- On a été prit en embuscade, ils étaient deux fois plus nombreux que nous, Anaïs est, elle est…..toujours là-bas. Il l’a laissé seule, mon corps tout entier bouillonnait de rage je sentais la bête en moi tenter de me submerger pour déchiqueter Thomas en pièce.

- EMMENE-MOI TOUT DE SUITE ! Il tremblait de toutes parts.

- Je….je ne veux pas y retourner. il regardait le sol, je ne pu empêcher mon poing de faire exploser son arcade sourcilière.

- Si tu ne m’y amène pas, maintenant, je te tue. Il se redressa doucement et saisit mon bras. Terry n’eut pas le temps de nous rejoindre que nous avions déjà disparu.

- C’est plus haut dans la forêt, je ne peux pas arriver plus près à cause des arbres. Je lui saisis le bras pour le forcer à monter avec moi. Il nous fallu plusieurs minutes pour atteindre notre destination. Sur le sol je vis les cadavres de cinq Taïpan, ce qui était sûr c’est qu’Anaïs c’était battue. Je suivis son odeur plus avant dans la forêt. Je vis le corps sans vie de Sean et la dépouille d’un autre Taïpan. Je n’osais plus respirer, je voyais un peu plus loin le corps d’Anaïs allongé sur le sol. Je lâchais Thomas avant de courir vers elle.

- Anaïs, ça va, tout va bien, je suis là. Je m’agenouillai, posait ma main sur son cou. Son corps était chaud, et j’entendais faiblement battre son cœur dans mes doigts. Du sang noir coulait de son épaule.

- ça va aller, soit forte Anaïs. lui soufflais-je en me redressant tenant dans mes bras le corps frêle et inerte de celle qui était toute ma vie.

- Ramène-nous au centre de soin. A juste titre Thomas se tu et utilisas son pouvoir pour nous ramener devant la maison de Simon. Je défonçai la porte avec le pied, avant de pénétrer.

- SIMON…

- Qu’est-ce qui… J’entendis Simon arriver dans mon dos et me retourna le corps d’Anaïs fermement enserré dans mes bras.

- Allonge-la sur le lit, que c’est-il passé ? Me demanda-t-il en auscultant sa patiente.

- Elle a été mordue par un Taïpan. Simon se précipita vers l’une de ses armoires. Saisit une seringue et revint vers le lit. Il ouvrit le blouson d’Anaïs et planta la seringue dans son cœur. Elle demeurait inerte. Je restais à la contempler que pouvais-je faire, je devais la sauver mais j’en étais incapable, je n’avais aucun autre choix que de faire confiance à Simon.

- Aide-moi à la soulever. Je la pris tendrement dans mes bras pendant que Simon lui retirait son blouson. Il découpa la manche de son t-shirt pour découvrir son épaule blessée, la chaire avait été déchirée un sang noir et épais s’échappait de la blessure.

- Qu’est-ce que c’est ? Demandais-je à Simon tandis qu’il amenait un bocal remplis d’une sorte de petites sangsues orangées.

- Elles vont nettoyés la plaie. Il était inquiet, il ne cessait de contrôler son pouls, son front, avec des gestes méthodiques.

- Vous allez la sauvez n’est-ce pas ? Je ne sais pas qu’elle réponse j’attendais je regardais les petites sangsues mourir les une après les autres au fur et à mesure qu’elles absorbaient le poison.

- Je fais tout ce que je peux je te le promets. ça n’était pas suffisant. Elle ne pouvait pas me quitter, c’était elle le souffle dans ma poitrine. Au loin, j’entendais le loup en moi hurler à la lune, nous étions en harmonie aujourd’hui comment était-ce arriver ? J’avais passé des années à lutter contre le monstre tapit au fond de moi. Mais en cette instant nous partagions la même souffrance, il souhaitait autant que moi qu’elle vive. Simon, retira les dernières bêtes de l’épaule d’Anaïs le sang avait cessé de couler et la peau avait reprit une couleur rosée. Il appliqua délicatement un baume et pansa la plaie. Des perles de sueur roulaient sur son front, je caressais doucement sa peau brulante.

- Il faut faire baisser sa fièvre. Simon n’avait pas relevé les yeux vers moi en prononçant ces mots. Il prit des ciseaux et découpa son pantalon pour le lui retirer.

- Prend-la ! Je me relevai et la souleva délicatement. Je la sentis trembler sous mon étreinte, chaque mouvement devait lui être douloureux.

- Ne t’en fais pas, tu es en sécurité maintenant. Lui soufflais-je. Simon me conduit jusqu’à une douche.

- Fait attention, à sa tête. Me dit-il tandis qu’il ouvrit l’eau glacée de la douche. J’hésitais un instant à entrer.

- Zac, si sa température ne descend pas, elle mourra. Je m’assis sur le sol carreler de la douche, la salle était suffisamment grande pour laver un centaure. Je tenais son visage prêt de ma poitrine laissant l’eau s’écouler sur nous.

- Ne me laisse pas Anaïs, je sais que tu m’entends alors bats-toi.

Je me rappelais l’avoir connu bien avant son arrivée. J’entendais les gens parler de cette fille qui avait été nommée à la naissance. L’excitation était intense quand elle est arrivée. Je me suis surpris à l’espionner depuis le hall quand elle est apparue dans la vallée. Elle était fière, observant le nouveau monde qui l’entourait sans manifester le moindre dégout, ni la moindre peur. Elle souriait à l’enfant difforme à ses côtés. Je n’aurai pas dû m’intéresser à elle, ça n’était qu’un membre comme tous les autres d’un monde auquel je n’appartenais pas. Quand elle est entrée dans le hall et que Juan c’est approcher d’elle, je m’avançais sans le vouloir pour voler leur conversation. J’ai savourez chaque mot, il émanait d’elle une telle assurance quand elle prit la défense de Terry. Elle ne ressemblait pas aux autres nouveaux ne laissant aucunement apparaître des peurs ou des doutes. Je savais que Juan se dégonflerai et n’avait pas l’intention d’intervenir mais je m’étais déjà trop avancé dévoilant ma présence. Je ne sais pas pourquoi j’ai fuis, je ne voulais pas qu’elle sache qui j’étais. J’ai l’ai entendu rire et parler à elle-même dans le hall, je suis revenu pour la guider et la vit suivre les lumières des couloirs qui la guidait, comment avait-elle fait ? Le manoir n’offrait son aide à personne, se contentant de fournir le strict minimum. J’ai été enchainé à elle dès que je l’ai aperçue dans la vallée, je n’avais plus aucune chance de salut.

L’eau s’écoulait toujours sur nous, je ne sentais rien mise à part la chaleur de son corps contre le mien.

- Tu as le choix, tu peux vivre la vie que tu veux, mais je t’interdis de mourir. Je sais que tu m’entends, tu n’as pas le droit de mourir, reste avec moi, Anaïs. Je n’entendis pas Simon arriver continuant à la supplier de revenir. Il éteignit l’eau, se pencha sur nous et posa sa grande main sur le front de Anaïs.

- Sa fièvre a baissé, on va la remettre dans le lit pour qu’elle se repose. Mes jambes étaient engourdies à force de rester assis dans cette douche, Simon me prit par le bras pour m’aider à me relever. Il avait posé un linge sur le lit, je la déposai délicatement, un nouveau frisson la parcouru. Je l’enveloppai dans le linge et repris place à ses côté.

- Tu devrais peut-être allez dormir quelques heures, je…

- Je reste. Simon ne me contredit pas il savait que je ne partirai pas. Il sortit de la pièce quelques minutes, peut-être plus, mon monde basculait et je perdais la notion du temps. Il déposa un jeans et un T-shirt au coin du lit.

- Mets-ça, je ne pense pas qu’elle veuille te voir dans cet état. Je baissais les yeux sur mes habits trempés couverts de sang, le sang d’Anaïs et de Thomas. Je retirai mon T-shirt et enfila celui qu’il m’offrait, j’en fis de même avec le pantalon trempé et maculé de terre. Je me murais dans le silence, tenant sa main, observant sa poitrine se soulever sur un rythme faible mais régulier. Simon avait glissé une aiguille dans son bras, cela devait permettre de l’hydrater. Comment en étions arrivé là.

Je la revoyais rire avec Terry, lorsque j’étais allé la chercher pour son premier entrainement. Je ne pu m’empêcher de la trouver belle. Je tentais vainement de garder mes distances de ne pas tenter de comprendre les mystères qui entouraient cet être qui rayonnait. Terry avait déjà dû lui dire qui j’étais et elle m’avait classé dans la catégorie des mauvaises fréquentations. Malgré mon désir irraisonné qu’il en soit autrement, je savais que c’était mieux pour elle. Elle était la seule à être naturelle avec moi les autres restaient toujours sur leur garde craignant de provoquer une réaction inattendue. Le loup ne comprenait pas l’attirance incontrôlable que j’éprouvais pour la fille, il voulait la détruire. Il ne prit le contrôle de mon corps qu’un seul instant mais cela suffit à provoquer l’irréparable. Je la vis se faire projeter contre le mur comme une vulgaire poupée de chiffon. Elle semblait trop fragile pour ce monde. J’espérais qu’elle prendrait cet accident comme un avertissement et qu’elle s’éloignerait. Tandis qu’une autre part de moi la suppliait de ne pas me haïr.

- Je suis désolée. M’avait-elle dit en se réveillant chez Simon, désolée je venais de tenter de la tuer et elle, elle s’excusait, elle était folle, voilà pourquoi elle ne réagissait pas comme les autres. Je devais la protéger de sa propre incompétence et m’éloigner. Mais quand elle supplia de continuer à l’entrainer, j’acceptai. Cette décision avait été dictée par mon seul égoïsme, j’étais tout simplement incapable de me détacher.

Un bruit de porte m’arracha à mes souvenirs, je me redressa pour me placer entre Anaïs et la porte. Terry rentra suivi de Aurora, tandis qu’ils s’approchèrent du lit, je vis que Simon m’avait amené du thé et un gâteau, je les ignorais et me rassis à ma place.

- Ça va aller n’est-ce pas doc ? demanda Terry en posant une main sur mon épaule. C’était un bon garçon, mais cette condescendance était difficile à supporter.

- Le poison de Taïpan est puissant. Dit Simon en guise de réponse. J’entendais Aurora pleurer dans un coin de la pièce s’en était trop, je reculai ma chaise et sorti en courant, mon corps de loup me porta pendant plusieurs heures de courses à travers la forêt, lui aussi n’en pouvait plus d’attendre en la regardant s’affaiblir et mourir à petit feu. Mais mes pas me ramenèrent inexorablement vers elle, je ne savais pas si j’aurai encore la chance de l’entendre rire ou me parler mais je pouvais la voir respirer. J’entrai dans la pièce la nuit était tombée pour la seconde fois depuis que j’avais trouvé Anaïs inconsciente dans la forêt, elle n’avait toujours, pas repris connaissance. Je la regardai, son visage semblait plus fatigué que lorsque que je l’avais laissée de petits cernes se dessinaient sous ses yeux, tandis que je me rapprochais du lit, j’entendis des bruits de pas qui n’appartenaient pas à Simon. Je me retournai brusquement.

- Thomas, sors d’ici ou tu es mort. La prochaine fois que tu approches Anaïs il n’y aura pas d’avertissement. Je parlais le plus doucement possible mais la colère faisait trembler ma voix.

- C’était un coup monté, Zac, c’est quelqu’un d’ici qui nous a piégés, quelqu’un de suffisamment fort pour manipuler les visions de médiums, soit prudent Zac. Il tourna son visage vers le lit

- Encore désolé Anaïs. Je m’avançais pour le frapper une nouvelle fois mais il sortit.

- A-t-on une idée de qui a voulu les piéger ? Thomas n’avait aucune excuse pour avoir abandonné Anaïs, mais je savais qu’il avait raison et qu’il n’était pas le seul coupable.

- Nous continuons à chercher, ce qui c’est passé n’était pas un accident, quelqu’un vivant au manoir avait planifié cette attaque. Mais nous ignorons pourquoi. Je me retournai instantanément en entendant un bruit dans le lit derrière moi.

- Anaïs… Ses yeux étaient vitreux et son visage semblait tordu par la douleur, mais elle me regardait, les larmes coulaient le long de ses joues, elle me sourit. J’approchai mon oreille de sa bouche pour comprendre ce qu’elle tentait de me dire.

- Elle a soif. Dis-je à Simon qui m’apporta rapidement une tasse de thé. Elle tenta de se redresser sur son lit mais elle n’arrivait même pas à relever la tête. Je me glissai derrière elle et la releva légèrement, je pris la tasse et la tendit à ses lèvres. Elle accompagnait les mouvements de la tasse avec sa main m’indiquant quand elle en avait assez. Elle étouffa un cri lorsque que je la rallongeai sur le lit. Elle porta sa main à mon visage et caressa mes joues. Ça n’est qu’a ce moment là que je réalisais que des larmes avaient coulés sur mon visage.

- Je vais bien, je suis simplement heureux de te voir. Dis-je en caressant sa main, elle me fixa encore quelles instants avant de repartir dans l’inconscience.

- Quand je retrouverai celui qui a fait ça, je le tuerai. Je vous le jure. Je parlais pour moi-même une tentative veine d’atténuer mon désir de vengeance. Je ne m’attendais pas à la réponse de Simon.

- Soit patient tôt ou tard nous le retrouveront. Lui habituellement si pacifiste attendait aussi sa vengeance.

Cette chanson, je la reconnu tout de suite c’était celle que Anaïs avait chanté à Philadelphie.

J’étais emprisonner dans le corps du loup, les soirs de pleine lune il arrive que se soit la bête qui contrôle mon corps et moi je ne suis plus qu’un spectateur. Il regardait la fille, ne comprenait pas l’attirance que j’éprouvais pour elle.

- C’est une proie, de la chaire, du bétail. Disait la bête. Il l’observa avec l’œil du prédateur. Elle se tenait droite, les pieds fixes sur le sol, attentive à chacun de ses mouvements. Elle était bruyante, son chant empêchait une bonne concentration. Le loup s’approcha, un peu, espérant voir sa proie prendre la fuite et partir en chasse. Mais rien ne bougea, la voix se faisait plus forte enveloppant toutes ses pensées.

- Ne rentre pas dans ma tête. lui hurlait la bête. Puis, il entendit un bruit dans les fourrés mais ne réagit pas il avait déjà identifié une famille de renard. La musique s’arrêta un instant, et il sentit un éclair de peur traverser la fille. Il aurait dû l’attaquer profiter de sa faiblesse, de son inattention au lieu de ça. Il alla punir les fauteurs de troubles, cette misérable vermine même pas assez goûtue pour être mangée par un chien. C’était la première fois qu’il prenait la peine de tuer quelques malheureux renards. Mais tandis qu’il s’éloignait dans la forêt une voix dans sa tête se fit plus pressante.

- Elle est peut-être en danger, tu dois y retourner TOUT DE SUITE. Il abandonna sa dernière proie et retourna au cimetière.

- Tes stupides sentiments vont finir par faire de moi un clébard. la bête grondait. Elle n’était pas en colère contre moi mais contre ses propres pulsions. Elle aussi voulait retourner vers Anaïs. Cette idée perturba longuement le loup sur le chemin du retour au cimetière, jusqu’à ce qu’il réussisse à mettre un nom sur son sentiment. Elle était sa meute, sa famille. Le monstre avait perdu, il me rendit mon apparence, afin que la jeune fille ne soit pas trop effrayée. Je l’entendais toujours dans ma tête, il montait la garde à la limite de mon esprit, utilisant mon nez, mes oreilles et mes yeux.

Je sentis une main courir lentement dans mes cheveux, quelle que part dans ma tête un loup gloussait de plaisir. Je relevais doucement la tête.

- Tu as une sale tête. Me dit la voix faible de la femme allongée sur le lit.

- Comment te sens-tu ? Je posai ma main sur son front, la fièvre ne l’avait toujours pas quittée.

- J’ai soif. Simon n’était nulle part, je pris un verre et le remplit d’eau, avant de me placer derrière elle pour l’aider à boire. Elle bu la moitié. Je restais là, la serrant dans mes bras sentant sa douce chaleur.

- Pardonne-moi. Me demanda-t-elle, tandis que des larmes coulaient à nouveau sur ses joues. Ça n’avait pas de sens, je l’avais abandonnée et elle me demandait pardon. Je la sentais secouée par les sanglots.

- Du calme, tout va bien maintenant. Elle blottit sa tête contre mon torse. Ma main caressait ses cheveux.

- Tu es la seule qui compte pour moi, princesse. Repose-toi, je veille sur toi. Simon se racla la gorge avant d’entrer dans la salle.

- Bonjour, Anaïs comment te sens-tu ? Lui demanda-t-il. Elle se redressa un peu contre moi.

- Ça va allez. Répondit-elle pleine d’assurance, je suis navrée de ce qui est arrivé à Sean.

- Moi aussi, oh oui moi aussi….. Accepterais-tu de manger quelque chose. Il ramena une table plus grande vers le lit et nous servit trois thé et découpa trois morceau de gâteau. Elle prit plusieurs bouchées de gâteau, la nourriture faisait remonter des couleurs sur ses joues. Malgré sa fatigue et la transpiration qui s’écoulait de son front, je la trouvais belle, je ne l’avais jamais vue aussi belle en faite. Elle tenta de soulever la tasse, mais sa main était trop faible. Je posai ma main sur la sienne et accompagna son geste.

- Alors depuis combien de temps suis-je « absente » ?

- Tu es restée, trois jours, inconscientes. lui soufflais-je.

- humm…. C’est il passé quelque chose d’intéressant ces trois derniers jours.

- Pas grand-chose.  Répondis-je laconiquement
- Zac a tout de même réussi à briser l’arcade de Thomas, une vilaine blessure, je dois l’avouer. compléta Simon en souriant. Anaïs tourna vers moi un regard accusateur.

- J’avais mes raisons. Sa moue se changea en sourire et elle m’embrassa, c’était si bon de la sentir vivante… à nouveau.

- Thomas n’a pas pu nous dire grand-chose, accepterais-tu de nous parler de ce qui c’est passé ? Nos visages se retournèrent vers Simon, je n’étais pas sûr d’être prêt à entendre cette histoire. Je me sentais tellement coupable de l’avoir abandonnée. Elle prit une profonde inspiration et commença.

- Nous sommes arrivés en avance, nous nous sommes cachés dans des hautes herbes à distance de leur abri. Je vis la première créature sortir, elle humait l’air avec sa langue, les autres sortirent rapidement derrières elle. J’ai eu l’impression qu’ils nous cherchaient ils faisaient des rondes autour de leur terrier fouillant des yeux les fourrés. Les rondes se faisaient de plus en plus larges, Sean commençait à paniquer. Je tentais de le calmer en posant ma main sur la sienne mais c’était trop tard, il s’enfuit en courant dans les bois, l’une des bête fut sur lui en quelques secondes. Thomas me retins le bras au moment ou je me relevais, il faut s’en aller, maintenant, m’a-t-il dit, mais j’ai dégagé mon bras de son étreinte saisit une lame et perça le crane du prédateur de Sean. Tuer les quatre suivants fut facile, J’ai créé un épais brouillard et des bourrasques de vent irrégulières ils n’avaient aucune chance de me localiser. Je l’écoutais, son récit était net précis, ses gestes avaient été méthodiques, ses mots ne laissaient aucune place à l’hésitation ou à la panique.

- Le dernier Taïpan s’était réfugier en hauteur et regardait le spectacle, quand j’eu fini il redescendit, il n’était aucunement gêné par le déluge que j’avais créés, j’ai donc cessé. J’ai tenté de l’immobiliser mais il était puissant, très puissant et la magie ne lui faisait que peu d’effet. Lors de son premier assaut j’ai réussi à lui planter ma lame dans le ventre, mais il l’à peine sentie. Je n’avais pas le dessus, j’avais de plus en plus de mal à résister à ses assauts. Elle s’arrêta et ses yeux se remplirent à nouveau de larme.

- Du calme, rien ne t’oblige à continuer, rien ne t’oblige à revivre ça. Pourtant elle continua.

- Il me tournait autour attendant une faille pour attaquer. Je devais reprendre le contrôle Pardonne-moi Zachary je… je n’ai pas trouvé d’autre solution. J’ai retourné la lame contre moi et j’ai entaillé mon épaule, la bête et devenue folle, elle c’est jetée sur moi, j’ai tranché sa tête à l’instant où ses crocs on commencé à pénétrer ma chaire. Je la berçais tendrement.

- Pardonne-moi Anaïs, pardonne-moi de t’avoir abandonnée. Je réalisais que Simon était toujours là que lorsqu’il reprit la parole.

- Tu as été extraordinaire, Anaïs, mais encore une question ?

- Laquelle ? Répondit-elle en se laissant un peu plus aller contre moi.

- Y avait-il quelqu’un d’autre là-bas, as-tu vu la clé ?

- Il n’y avait que les taïpans, c’est le dernier qui avait la clé, elle était dans une bourse accrochée à sa ceinture.

- Alors la clé nous a, à nouveau, échappé. Des hommes sont retournés sur place pour ramener Sean, mais ils n’ont pas retrouvé la clé. Les paroles de Simon étaient lourdes, il m’avait confié que selon lui les créatures des ténèbres cherchaient un moyen de détourner la protection de la clé pour envahir la vallée Hookings.

- C’est moi qui ai prit la clé, je l’ai cachée de façon à ce que même si il m’arrivait malheur, personne ne la retrouverait. Ensuite je suis allée voir Sean mais il était déjà trop tard pour lui. Le visage de Simon s’illumina.

- Apporte-moi le pantalon que je portais en arrivant. lui demanda-t-elle, Simon s’exécuta, rapidement, en sortant le pantalon de la corbeille. Elle glissa la main dans l’une des poche retira quelque chose et laissa le pantalon choir sur le sol. Elle ouvrit sa main.

- Une graine ? demandais-je surpris. Je la fixais et vu la petite graine germé sous mes yeux, une petite tige surmontée d’un bouton poussa lentement avant de s’ouvrir, pour dévoiler une magnifique fleur aux larges pétales jaunes cachant en son centre la pierre bleu. La main de Simon approcha sa main mais la fleur se referma, la tige redevint petite et frêle et à la fin ne resta plus que la graine. Je sentis le corps d’Anaïs s’affaisser.

- Anaïs… Elle ne répondait plus, je la rallongeai sur le lit.

- Vous auriez dû attendre, Simon. Mon ton était emplis de reproche, je posais ma main sur son front, la fière était violement remontée.

- Je suis navré, mais le temps c’est ce qu’il nous manque, malheureusement et Anaïs le sait aussi bien que moi. Simon m’apporta une bassine avec de l’eau fraiche et une serviette, je l’appliquais sur son visage et son cou.

 

Deux jours passèrent sans qu’elle ne rouvre les yeux, elle subit plusieurs épisodes de forte fièvre.

- Zachary j’aurai besoin que tu ailles chercher quelques plantes pour moi, je dois préparer quelques remèdes pour Anaïs.

- Je ne peux pas la laisser. Répondis-je sans réfléchir.

- Zachary, il faut que tu sortes tu en as besoin et je serai plus utile que toi si Anaïs à besoin de soins. Je me relevais, mes jambes étaient engourdies des jours que j’avais passé enfermer dans cette pièce, je regardais ma princesse endormie il me fallut un temps infini pour réussir à la laisser. Je pensais également que l’air frais du matin me soulagerai mais j’avais tord. Chaque pas que je faisais m’était douloureux, je ne supportais pas l’idée qu’elle puisse partir à tout jamais et que je ne sois pas là pour la retenir. Je tentai vainement de me concentrer sur ma cueillette afin de revenir au plus tôt. J’ai toutefois éprouvé certaines difficultés à trouver deux plantes qu’il m’avait décrites. Mon sang se glaça quand je rentrais dans le centre de soin, son lit était vide ! Il ne me fallut qu’une seconde pour reconnaître l’odeur de lilas que laissait Anaïs et je suivis sa trace, la rage m’avait fait adopter la forme du loup, plus puissante mais surtout plus rapide. J’entendis Anaïs bien avant que je ne la vis, son rire raisonnait dans la vallée. Je repris mon apparence humaine et m’approcha, Terry, Aurora, Simon, Anaïs et Thomas étaient assis dans l’herbe à l’ombre d’un arbre devant eux une dizaine d’assiettes remplies de pâtisserie en tout genre.

- Anaïs tu es…. Magnifique. Elle avait enfilé une petite robe de coton rose brodée de petites fleurs. La fièvre avait du s’en aller car, je ne voyais pas de trace de sueur sur son front, elle était resplendissante. J’aurai volontiers vendu mon âme, s’il s’avérait que j’en ai une, pour le sourire qu’elle m’offrait aujourd’hui. Je m’agenouillais près d’elle pour l’embrasser et la sentir contre moi inconscient des personnes qui nous entouraient.

- Je me sens mieux, Simon m’a autorisé une promenade. Me dit-elle en signe d’excuse.

- C’est ce que j’avais dis à Aurora, Mam’zelle Anaïs elle ne peut pas mourir. Elle est pas morte avant d’arriver ici ce n’est pas maintenant qu’elle va commencer.

- Tu n’es vraiment pas une personne ordinaire. Je croisai le regard de Thomas lorsqu’il prononça ces mots et il se recula un peu de moi. Son œil était encore noir et enflé. J’aurai bien voulu arrangé l’autre mais je me refusais à faire quelque chose qui puisse contrarier Anaïs.

- J’en connais un beaucoup plus ordinaire qui parait-il n’ose plus se montrer. Aurora était ravie de retrouver sa meilleure amie pour lui raconter les dernières nouveautés et comme à son habitude la présence qu’un auditoire extérieur à la confidence ne la gênait nullement.

- Qui ça, pourquoi ? Demanda Anaïs avec un enthousiasme un peu forcé.

- Juan, paraîtrait qu’il a fait une mauvaise rencontre pendant une patrouille, la bête lui aurait projeté un fluide nasal qui aurait provoqué la chute complète de ses cheveux.

- Tu te moques de moi, je veux bien croire aux vampires et tout ça mais là c’est un peu trop pour moi.

- J’ai bien peur de devoir appuyiez les dire de Aurora, il est venu me voir pour ce problème, le pauvre garçon était terrorisé. La dernière phrase condescendante de Simon provoqua un fou rire général.

- Et quel genre de démon, s’attaque aux cheveux de leur victime ? Anaïs semblait très intriguée par le démon capillaire.

- Nous ne l’avons pas encore répertorié, mais j’ai une hypothèse. Je pense c’est un démon mangeur de chaire qui agirai ainsi car il n’est simplement pas capable de digérer l’abondante chevelure de ses victimes. Mais qu’elle que soit cette créature il semblerait que l’effet soit permanent. J’eu presque pitié pour lui. Les assiettes étaient presque vide, Anaïs avait à elle seule englouti au moins deux assiettes.

- J’aimerai passer voir les néréides avant de rentrer, peux-tu m’aider ? me demanda-t-elle tandis que chacun se relevait pour vaquer à ses occupations. Je me levais, et saisit sa main et son bras pour l’aider à se relever.

- J’irai ou tu voudras. Malgré le faite qu’elle tenait à marcher, son corps était encore trop faible pour supporter son poids. Je la soutenais sans difficulté, et l’aida à s’asseoir sur le ponton.

- Il va te falloir aller dans l’eau, elles ne parlent que sous l’eau. J’ôtais mon jeans et mon t-shirt et pénétra dans l’eau tout en restant à ses côtés. Je la vis tapoter à plusieurs reprises la surface de l’eau. C’était la première fois que je rencontrai les néréides, quartes têtes sortirent de l’eau et dévoilèrent tout leurs dents en poussant des cris aigus. Mon instinct de loup prenait ses expressions pour un signe d’agression imminente et je me raidi.

- C’est leur façon de sourire et de dire qu’elles sont heureuses de me revoir. M’expliqua Anaïs. Comme pour confirmer ses dires elles firent de petit saut dans l’eau.

- Moi aussi ça me fait plaisir de vous revoir vous m’avez vraiment manqué. Les mêmes sourires terrifiants s’inscrivirent sur leurs visages.

- J’ai retrouvé la clé qui vous a été dérobée, j’ai un idée pour la cacher là ou personne ne pourra la retrouver, quelque part qui ne mettent en danger aucun d’entre vous. Je souhaitais vous la rendre une fois que la menace serait passée. Mais c’est votre clé et j’ai donc besoin de votre accord.

- Met ta tête sous l’eau. Rajouta-t-elle à mon adresse. L’une des néréides la plus grande il semblerait s’approcha de moi.

- Nous savons qui tu es, être des ténèbres, mais Anaïs te fais confiance et nous avons de l’estime pour elle. D’autre part nous savons que ce n’est pas toi qui a commis l’impardonnable dans notre citée, puisque tout les deux étiez dans le monde des vivants au moment des faites. Les frontières entre bien et mal s’effacent, un être des ténèbres préservant la vie et l’un des nôtres semant la mort. Dit lui que nous avons été très inquiète de la savoir blessée et que nous souhaiterions savoir comment elle va ? Pour la clé demande lui de la cacher dans un endroit sûr et de revenir me voir bientôt, je dois en parler à mon père c’est à lui que revient la décision. Les quartes têtes sortirent de l’eau en même temps que moi.

- Elles sont inquiète pour ta santé et veulent s’assurer que tu ailles bien. Pour la clé, elles te demandent de la garder en attendant que leur père prenne une décision.

- Je me sens bien maintenant ne vous faites pas de souci pour moi. Je reviendrai vous voir dès que possible. A bientôt mes amies. Elles firent quelques bons et disparurent dans les profondeurs du lac.

- Tes amies ont beaucoup d’estime pour toi.

- Je suis désolée si elles n’ont pas été très amicales avec toi, elles traversent une période difficile.

- Elles ont été très aimables avec moi me parlant avec franchise et honnêteté, ce que personne n’a jamais fais avant que tu ne bouleverses ma vie. Je vis ses joues rosir devant le compliment et eu irrémédiablement envie d’elle. Je contrôlai toutefois mes pulsions, terrifié à l’idée de la blesser.

-  Maintenant, Anaïs Harris, autorisez-vous le gentleman que je suis à porter sa dame jusqu’à sa chambre.

- Permission accordée.  Je la soulevai sans peine, sa maladie lui avait coûté plusieurs kilos. Je sentais sous mes doigts chacune de ses côtes. Je veillerai personnellement à ce qu’elle reprenne des forces.

Ce n’est qu’après une nouvelle semaine, au centre de soin que Simon accepta de relâcher sa vigilance. Quand je me réveillai la lumière perçait à travers les lourds rideaux du centre. Elle se tenait devant debout dans un filet de lumière les yeux fixés sur un miroir. J’aimais la voir en robe, celle qu’elle portait était crème simple et sans motif. Elle regardait mon reflet dans le miroir se rapprocher d’elle. En faisant danser sa robe autour d’elle, l’une de ses manches glissa de son épaule dévoilant ses cicatrices. Je distinguais les marques laissé par les crocs qui ont pénétré sa chaire et également l’entaille qu’elle s’était infligée. Elle croisa mon regard et remonta prestement sa manche.

- C’est assez laid, n’est-ce pas ? me dit-elle tandis que mes mains enserraient ses hanches. Je remontai mes mains pour faire glisse sa manche.

- Tout est beau chez toi. Et j’embrassais doucement le creux de son cou et son épaule.

Par premièreslignes - Publié dans : Sanctuaire - mon roman - Communauté : ecrivains en herbe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 16:02
Bonjour,

Le chapitre 5 : mauvaise rencontre vient d'être publié.

ça tourne mal....
Par premièreslignes - Publié dans : Les infos relatives au blog - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 08:32

La tension montait dans la vallée Hookings, Simon et plusieurs autres passaient leurs journées à tenter de localiser la clé. Les néréides quand à eux continuaient leurs enquêtes pour découvrir qui avait assassiné l’un des leur. Je voulais les aider et me sentais toujours gênée quand j’allais les voir de leur dire que je n’avais aucun indice. Je avais continué les recherche en me basant sur la clé, mais elle ne pouvait pas être utilisée par une personne qui venait pour détruire, ainsi les créatures des ténèbres ne pouvaient pas s’en servir pour nous attaquer. Ça n’avait aucun sens pourquoi une personne volerai quelque chose qu’il était incapable d’utiliser. Simon pensait qu’il recherchait un moyen de contourner cette protection, mais j’en doutais peut-être leur but pouvait être tout autre. J’ai bien entendu partagé cses informations avec les néréides. Elles n’avaient pas plus d’information et la tension se faisait également sentir chez eux. Je continuais mon entrainement et mes pouvoirs grandissaient comme jamais, Thor étant très occupé, je m’entrainais avec Zac. Thomas venait souvent pour voir comment je résistais à des attaques magiques. Depuis notre retour d’expédition ratée il se joignait souvent à nous, mais ni Zac, ni Aurora ne semblait beaucoup l’apprécier. Quand elle l’a rencontré Aurora commença par lui dire :

- Alors tu es un sorcier c’est ça, pff la belle affaire. Zac sourit

Thomas ne lui répondit pas mais me lança un regard suppliant.

- Et tu étais ou le soir ou Zor a été assassiné ? Tu faisais des brasses dans le lac ?

- J’étais chez Simon, pour l’aider à préparer des remèdes.

- Je contrôlerai cette information, il est hors de question que je te laisse tourner autour d’Anaïs sans un contrôle en règle. Depuis le changement de Terry et l’officialisation de leur relation, Aurora et moi nous étions rapprochée, elle aimait à passé à l’improviste dans ma chambre pour que je lui donne mon aval sur tel ou tel tenue. La présence d’un homme nu dans mon lit ne la gênant absolument pas pour faire la conversation. Elle avait cessé toute relation avec ses anciennes amies, je pense qu’elles ne cautionnaient pas sa relation avec Terry. Ça devait lui manquer de ne plus avoir de confidente féminine.  Je dois avouer qu’à moi aussi cette relation faisait du bien, elle était ma seule amie fille ici. Mais c’est Zachary qui changeait ma vie et les moments ou je pouvais me blottir dans ses bras.

- Es-tu heureuse ? me demanda-t-il un soir.

- Je suis au-delà de ça, je ne me suis jamais sentie aussi à ma place que dans tes bras. En disant ces mots je regrettais de ne pouvoir en trouver de plus fort. Il ne dit plus un mot ce soir là profitant de la fraicheur de la nuit et me serrant dans ses bras.

Le lendemain après mon heure de nage habituelle, je fus surprise de voir Thor qui m’attendait sur le ponton.

- Que se passe-t-il ? Demandais-je stressée par l’air grave de son visage.

- Nous avons localisé la clé, il faut y aller, au plus vite, c’est sans doute notre seule chance de la récupérer.

- Comment savez-vous ou elle se trouve ?

- Plusieurs médiums travaillent depuis des semaines à localiser la clé mais tant qu’elle ne quittait pas le monde souterrain ils leur étaient impossibles de la voir. C’est un démon-taïpan qui est en possession de la clé, il va sortir ce soir pour se nourrir.

- Un démon quoi ?

- L’Hommes-serpents il est rapide, puissant et mortellement venimeux.

- En bref une créature charmante ! J’espérais qu’il y ait un « mais » car ce démon semblait un peu trop fort pour moi.

- Il est seul, le meilleur moyen de le vaincre c’est de rester le plus possible à distance de lui. Tant qu’il ne se rapproche pas de toi tu ne cours aucun risque. Me voilà rassurée, comment garder à distance un monstre plus rapide que soi. Thor m’expliqua rapidement que pour cette mission il ne souhaitait pas que Zachary m’accompagne, le pouvoir de Zac étant surtout basé sur sa force et donc sur les combats au corps à corps, il prendrait trop de risque. Zachary nous rejoignit tandis que nous rentrions dans le hall.

- Un nouvelle sortie ? Demanda-t-il. Il était plus perspicace que moi.

- J’aurais besoin que Terry et toi fassiez une ronde. Répondit Thor dans le but de le détourner de l’autre mission.

- Ou ça ? Demanda-t-il suspicieux

- J’aimerai que vous contrôliez l’enceinte du bâtiment et les bois pour être sûr que personne ne c’est infiltré chez nous.

- Et Anaïs ? Je saisis sur son visage l’anxiété qu’il avait à me laisser seule au vue de la propension qu’avait Thor à minimiser le danger.

- Nous avons découvert ou se trouve la clé, je vais envoyer Anaïs, Sean et Thomas pour la récupérer.

- Alors je viens, quelle sorte de démon à la clé ? Il semblait évaluer les risques.

- Un démon-Taïpan. Thomas et Sean sont expérimentés ils sont tout à fait à même de protéger Anaïs et tu sais aussi bien que moi que tes pouvoirs ne seront d’aucune utilité face à lui.

- Ça va aller Zac on se retrouve après. Lui dis-je dans l’espoir de faire redescendre la tension. Je posais ma main sur son bras et le senti frémir, tout ses muscles étaient tendus. Je sentais sa répulsion à me laisser partir.

- C’est toi qui m’a dis que j’étais forte, j’en suis capable et tu le sais. Il me prit dans ses bras. Je sais qu’en disant ça je le manipulais mais je ne pouvais lui laisser prendre des risques inconsidéré.

- Je ne supporte pas de te laisser affronter quiconque sans moi.

- Et pourtant tu sais que je suis la plus à même de le faire, laisse-moi ma chance. Je le fixais de mes grands yeux suppliants sachant qu’il serait incapable de me dire non.

- Ne fait pas de folie d’accord et reviens vite. Il m’embrassa, puis me laissa partir avec Thor. Je sentis son regard sur moi jusqu’à ce qu’on disparaisse dans un couloir. Je savais à quel point cela lui faisait mal de me laisser partir. Je passai rapidement dans ma chambre pour enfiler des bottes en cuire suffisamment haute pour protéger mes chevilles et un blouson et prit avec moi mes deux lames.

Quand j’arrivai dans le bureau de Thor, Thomas et un petit homme grassouillet m’attendais, ça devait être Sean, il devait avoir environ 30ans mais ne cessait de sautiller sur place en crachant de petite boule de feu, comme un enfant.

- Es-tu prête pour ta première vraie bagarre, Anaïs. Me dit Thomas avec un sourire séducteur.

- Y a-t-il quelque chose d’autre que je devrais savoir avant de partir ? Demandais-je à Thor, en ignorant la remarque de Thomas.

- Ne sous-estime pas tes capacités. Me répondit-il                  

- Sean prend ma main. Thomas saisit la mienne et nous nous retrouvèrent en périphérie d’un petit village au milieu d’un paysage vert et vallonné.

- Nous devrions retrouver le taïpan plus à l’écart dans la forêt, il va nous falloir faire un petit détour pour éviter d’arriver avec le vent dans le dos, sinon il aura vite fait de nous repérer. C’est le genre de bestiole qui a un excellent odorat. Je me préparais à le suivre dans la montagne mais au lieu de ça il s’avança dans la ville, jusqu’à un grand parking remplis de véhicules d’occasion, un homme nommé Ted s’approcha de nous.

- Tu fais quoi ? lui demandais-je avant que Ted puisse nous entendre.

- Avec moi on chasse en première classe. Me souffla-t-il avant de s’approcher de Ted.

- Nous souhaitons essayer cette voiture. Je vis le visage de Ted se décomposer avant de partir sans un mot.

 Qu’est-ce que tu as fais à se pauvre type ? J’étais agacée par l’air supérieur qu’il prenait. Il me faisait trop pensé à Juan.

- Croyais-tu que la téléportassions était mon seul talent ? Ted revint aussi vite qu’il pu et donna la clé de la jeep à Thomas.

- Il n’y a rien de mieux qu’un 4X4 pour rouler dans la région, n’est-ce par Ted ? L’homme acquiesça avant de partir, d’un pas mal assuré.

- Tu montes Ana. Thomas me sourit. Je pris place sur le siège passager, Sean se mit à l’arrière et Thomas prit le volant.

- Ne sommes-nous pas censé arriver discrètement ? Lui dis-je après une heure de route à travers la montagne.

- Malheureusement oui, c’est là que s’arrête notre petite escapade, nous finiront à pied. Le soleil commençait à disparaître à l’horizon, la forêt que nous traversions était peu dense, ce qui permettait au ciel d’éclairer notre route.

- Peux-tu me dire ce que tu lui trouves à ce Zachary. Me demanda soudain Thomas, autant moi que Sean se retournèrent surpris par l’audace de sa question.

- J’apprécie le faite que lui ne me poserai jamais ce genre de question. Répondis-je frustrée, j’entendis Sean étouffé un petit rire. Il n’avait pratiquement pas parlé de toute l’expédition.

- Arrêtez-vous, c’est ici. Thomas parla doucement et d’un geste, il nous invita à nous coucher sur le sol.

- Comment sais-tu que c’est le bonne endroit ? chuchotais-je il me montra du doigt une crevasse dans la roche. 

- C’est son terrier, il est presque l’heure il ne devrait pas tarder à sortir. Nous restâmes allongés dans les hautes herbes plusieurs minutes. Je sentais Sean qui trépignait à côté de moi. Thomas lui respirait le calme. Quand je le vis sortir de sa crypte je me sentis soulagée de savoir que je n’étais pas seul. Je vis un homme svelte au crane rasé, sa langue fourchue ne cessait de sortir pour humer l’air qui l’entourai. Ses mouvements étaient d’une fluidité extrême et ses yeux jaunes à la pupille ovoïdale, ne cessaient de fouiller les fourrés ou nous étions cachés. Les médiums s’étaient trompés, il n’était pas seul, cinq autres spécimens sortir tour à tour du terrier. Les couleurs passaient du beige pour le premier, au orange et jusqu’au brun. Je les observais avec autant d’attention que possible, priant pour qu’aucune bourrasque de vent ne révèle notre position. Ils semblaient tous adoptés le même comportement, ils cherchaient certainement des proies. Je reconnu le leader, plus calme que les autres il se contentait de leurs donner des ordres. J’avais l’étrange impression qu’ils nous cherchaient. Je sentais Sean de plus en plus tendu à côté de moi, mais je ne pouvais rien faire le moindre de mes mouvements seraient détectés nous étions trop proche. Les yeux de l’un des monstres s’arrêtèrent sur notre fourré et il s’approcha lentement. Je sentais le cœur de Sean s’accélérer et osa glisser lentement ma main sur la sienne pour tenter de le calmer. Mais c’était trop tard. Il se releva aussi vite qu’il pu est prit la fuite dans la forêt, je m’élançais à sa poursuite quand la main de Thomas me retint.

- C’est trop tard pour lui, ils sont trop nombreux il faut partir tout de suite. Je détachais mon bras de son étreinte et lança ma lame dans le crane du monstre qui avait déjà rattrapé Sean.

Je me retournais pour voir Thomas mais il n’était nulle part. Quatre bêtes s’approchaient dangereusement de moi (ne les laisse pas t’approcher me rappelais-je). Je les savais plus nombreux et plus rapide que moi. Je me concentrais, l’air commença à s’épaissir et à fouetter de façon totalement désordonnée. Je devais les déstabiliser suffisamment pour pouvoir les tuer. Ma concentration était à son comble, je faisais souffler le vent et la poussière dans tous les sens pour les rendre incapables de détecter ma présence. Moi j’étais capable de me mouvoir dans le cahot que j’avais créé sans peine et utilisais ma seconde épée pour trancher la tête de la créature la plus proche de moi. Je sentais la panique monter en eux mais ne leur laissa pas le temps d’y réfléchir. Les deux suivants furent faciles à tuer ils s’étaient recroquevillé sur le sol pour se protéger du vent et du sable. Je ne leur laissai aucune chance de se défendre. Le quatrième tenta de m’attraper par le coup, prise par derrière je dû lui enfoncer la lame dans le ventre avant de remonter jusqu’au sternum. Ça avait été trop facile, à travers le nuage de poussière je vis le leader me regarder il se tenait sur un rocher plusieurs mètres au-dessus de moi et tenais dans sa main une petite pierre bleu que je reconnu aussitôt comme étant la clé. Il me provoquait et se réjouissait de notre affrontement. Il ouvrit sa mâchoire dévoilant une bouche démesurément grande, abritant deux énormes crocs, le venin suintait dans sa bouche. Je me reculai, il sauta dans la tempête mais n’en était nullement incommodé, il marchait droit vers moi. La tempête cessa et le vrai combat commença, il remit la pierre dans un petit sachet à sa ceinture et s’élança droit sur moi. Des lianes sortirent du sol sous mon commandement et enlacèrent les bras et le corps du taïpan, cela le ralenti à peine, je pris ma lame et la lança droit dans son crane. Trop lent, il esquiva l’attaque. Nos corps s’entrechoquèrent et je fus projetée sur le sol, je créai instantanément une autre lame et la lui enfonça dans le ventre. Il recula en grognant et dévoilait ses crocs. Mais il reprit l’attaque lacérant mes bras de ses mains griffues. Plus le combat perdurait, plus je sentais mes forces m’abandonner, mes bras tremblaient d’avoir repoussé cette bête. Elle prenait l’avantage et le savait chaque attaque elle se rapprochait un peu plus de son but. Il fallait que je trouve un moyen de lui faire perdre le contrôle. Une nouvelle attaque, je réussi à la repousser de justesse. Maintenant elle tournait autour de moi attendant une faille de mon attention. Je n’avais pas le choix, pardonne-moi Zac, pensais-je avant de prendre ma lame et d’entailler mon épaule. L’odeur du sang mit la bête en transe, elle oublia sa propre vigilance et se jeta sur moi. A l’instant, même ou ses crocs commencèrent à percer ma chaire, je remontai la lame et lui trancha la tête. Elle se détacha de mon épaule et s’écrasa sur le sol.

Ma tête commençait à tourner, je sentais la bile remonter dans ma gorge et vomis. Le poison commençait déjà à s’insinuer dans mes veines et à troubler ma vision. Je devais utiliser toutes mes forces pour rester consciente et finir mon travail. Soigneusement je sortis la clé de son écrin. La posa dans ma main et la changea en graine avant de la glisser dans ma poche. Je savais qu’ainsi personne ne pourrait la retrouver ni l’utiliser pour de mauvais dessein. Je savais que la bête n’avait pas eu le temps d’enfoncer profondément ses crocs ni de libérer tout son venin, mais combien suffirait à me tuer ça je l’ignorais. Je devais rejoindre Sean, je tentai de me mettre sur mes pied mais j’en fus incapable, je me contentai de ramper. L’inconscience frappait à la porte de mon esprit, mais je devais aller voir Sean. Je pensais à Zachary, je l’imaginais à mes côté.

- Anaïs, ça va aller, tu es la personne la plus forte que je connaisse. Me disait le Zachary de mon esprit.

J’atteins enfin l’amas de corps formé par Sean et un taïpan, il me fallut encore plusieurs minutes pour réussir à faire rouler le corps mort de la bête. Il était trop tard le petit homme grassouillet, regardait le vide de ses yeux vitreux, une étrange mousse blanchâtre sortant de sa bouche. Je retins un nouveau vomissement tout en m’écartant du cadavre pour m’appuyer contre un arbre. Combien de temps, lui faudra-t-il pour venir me chercher ? Arriverait-il à temps ? Était-il déjà trop tard ? Je recommençai à chanter en me rappelant la journée et la nuit qui avait suivi Philadelphie. Ma voix n’était qu’un souffle, puis ma force m’abandonna et la musique se tut. Pardonne-moi Zachary, je t’en prie pardonne-moi mon cœur lançais-je en vain avant de me noyer dans l’obscurité.

Par premièreslignes - Publié dans : Sanctuaire - mon roman - Communauté : ecrivains en herbe
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 12:00
Bonjour,

Pour ceux qui se sont aventuré dans l'univers un peu exentrique de mon héroine et qui désire lire la suite, je dois faire une annonce importante.


L'héroine à changé de nom elle s'appelle désormais Anaïs.

Voilà Bonne lecture.
Par premièreslignes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus